30/11/2004
Il faudra que j'essaye ça
"Elle sortir un feutre noir de son sac et inscrivit le mot "laryngite" sur un morceau de papier plié. De cette façon, pour la journée, elle pourrait s'abstenir de converser avec ceux à qui elle n'avait pas envie de parler."
('Toutes les Familles sont psychotiques' de Douglas Coupland)
23:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sous les jupes des filles...
Le simple fait de prendre quotdiennement les transports en commun en apprend parfois beaucoup sur la nature humaine.
Ce soir dans le RER, je prends ma place habituelle, en haut de l'escalier, dans le sens de la marche. C'est une place où personne ne peut se mettre en face de moi puisqu'il n'y a pas de siège en face du mien.
A Gare de Lyon monte une femme de plus ou moins 35 ans, assez classe. Mais ça, on s'en fout.
Ce qui compte vraiment pour notre étude sociologico-humano-philosophique du jour, c'est la tenue vestimentaire de cette femme. Jupe assez courte, bas résille et escarpins. Jolies jambes, à ce que j'ai pu voir quand elle est montée.
Comme c'est un train direct, il n'y a pas trop de place. Le hasard veut qu'elle s'assoit à côté de moi, donc face à l'escalier. Elle croise les jambes et sort un livre. Le train repart.
Au bout de quelques instants, je léve les yeux de ma lecture. Le spectacle qui s'offre à moi est tragi-comique.
En bas de l'escalier du wagon, il y a plusieurs hommes, tous debouts à cause de l'heure de pointe.
Mais le fait d'être debout ne doit pas les déranger beaucoup ce soir. En effet, ils ont tous un point commun dans leur trajet. Lequel ? Facile ! Ils ont tous le regard rivé sur les jambes de ma voisine.
Et le pire, c'est là l'aspect tragique de la chose, c'est qu'ils manquent tous cruellement de discrétion dans leur observation forcenée. On dirait de mauvais acteurs. Et regarder ses jambes gainées de bas ne leur suffit pas. Il faut qu'ils voient plus. Et pour ça, ils sont plein de ressources.
il y a celui qui a soudainement très mal au cou et fait des étirements à se démettre une vertébre pour tenter d'apercevoir un bout de culotte de la belle. Il y le VRP en tenue de compétition, costume et chaussettes tennis, dont le France-soir du jour sert de paravent pour une observation digne d'un pervers en manque. Attention! regarde encore un peu ses jambes et tu vas baver sur ta cravate Mickey. Il y a celui qui doit absolument téléphoner en s'appuyant de manière forcée à la rembarde de l'escalier, tellement penché en avant qu'il tomberait en avant de manière ridicule au moindre freinage un peu brusque. La encore, ils avaient encore tous un point commun: ils étaient pathétiques.
Le pire, c'est qu'ils n'avaient pas à faire à une allumeuse qui aurait croisé et décroisé les jambes sans arrêt pour leur en montrer un peu plus. Elle rentrait juste chez elle et a du s'accomoder de ces quatre ou cinq paire d'yeux fixés sur une intimité qu'ils ne pourraient qu'imaginer.
22:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La citation du jour
Diam's est ici en chat...
Au détour d'une question, la réponse fuse, l'acte manqué parfait:
"j'arrête les concerts pour l'instant, j'ai déjà pas mal tourné..."
Dans quel sens doit-on la prendre (la réponse, bien sûr) ?
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'aime Paris
...surtout à cette saison.
Il fait beau, il fait froid, il fait sec. Il y a un peu de monde, mais pas encore trop. Juste assez de touristes pour rendre la ville dépaysante.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je suis donc allé chercher mon briquet place du Palais-Royal, comme prévu.
Mais avant d'atteindre la civette, je suis allé faire un tour dans le quartier.
Pour me changer les idées, je me suis laissé porter par la "foule", sans but précis autre que celui d'oublier, au moins pour un instant, un quotidien devenu insupportable depuis la scintigraphie que mon père a passé hier.
Même si je ne suis parti qu'une petite heure, ça m'a fait un bien fou. Le plus dur, évidemment, c'et de revenir ici et de ressasser, de penser, d'avoir peur.
Hier, j'ai réussi à sortir. Aujourd'hui aussi. Quelle sera ma destination de demain ? Il faut que je trouve. Ma santé (mentale) en dépend. Je sens que je suis au bord du gouffre. Vraiment.
14:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/11/2004
"Journaliste" ?
Ce soir, en regardant le JT de 20h00 sur TF1, j'ai bien failli m'étouffer.
La raison ? C'est très simple: pendant un reportage sur un jeu vidéo dans lequel il est question de prendre la place de Lee Harvey Oswald et (de tenter) d'abattre Kennedy à Dallas, le journaliste a fait une bourde monumentale !
En effet, il a dit que Kennedy avait été tué le 22 novembre 1962...Honte à toi maudit possesseur d'une carte de presse usurpée ! La bonne année est bien évidemment 1963.
Le plus étonnant, c'est que PPDA n'a même pas corrigé la bourde. Il n'écoute pas les reportages qu'il lance, ou quoi ?
21:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Enfin une bonne nouvelle...
Résumé de l'épisode précédent
...Et bien ça y est déjà!
La civette du Palais-Royal m'a téléphoné samedi matin: Mon briquet est revenu de SAV et je peux passer le chercher quand je veux. Youpi !
En voilà une bonne nouvelle. Dans cet océan d'emmerdes en tous genres et en toutes gravités, une si petite nouvelle me réjouit. Oui, je sais qu'il m'en faut peu. En ce moment, mieux vaut ne pas êtr trop exigeant avec la vie.
Demain, je risque donc de m'échapper à nouveau de la grisaille et de l'ennui du nord de Paris pour aller faire un tour près du Louvre. L'oxygénation de mon cerveau anesthésié et douloureux passe par ces bénéfiques pélerinages devenus hebdomaires. Mon humeur et mon moral ne s'en porteront alors que mieux. Jusqu'à la prochaine rechute...
en attendant, la vraie question demeure: Vais-je résister une fois de plus à l'achat de quelques vitoles, surtout si on considére que ma boîte est cette fois-ci pleine à craquer et que la prochaine ne prendre du service que sous la forme de mon cadeau de Noël ?
La dernière fois que je suis allé dans cette civette, je n'ai pas eu le temps de jeter un oeil à la cave à cigares. Et puis il va bien falloir que je vérifie que mon briquet fonctionne à nouveau correctement.
A suivre donc...
15:10 Publié dans Cigare(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/11/2004
Il y a 6 ans aujourd'hui
Il y a 6 ans aujourd'hui, j'avais un peu plus 25 ans.
Il y a 6 ans aujourd'hui, je faisais moins le fier.
Il y a 6 ans aujourd'hui, je stressais à mort.
Il y a 6 ans aujourd'hui, j'étais en costume-cravate, top classe.
Il y a 6 ans aujourd'hui, j'étais rasé et le coiffeur s'était occupé de ma tignasse.
Il y a 6 ans aujourd'hui, toute ma famille était là, tous mes amis aussi, ou presque.
Il y a 6 ans aujourd'hui, j'avais un rendez-vous important dans une pièce d'un bâtiment officiel.
Il y a 6 ans aujourd'hui, j'avais des témoins.
Il y a 6 ans aujourd'hui, elle est arrivée au bras de son père.
Il y a 6 ans aujourd'hui, on s'est dit "oui".
Il y a 6 ans aujourd'hui, je me suis marié. Et depuis, nous sommes 4 !
Le truc dingue, c'est qu'il y a 7 ans, je ne pensais pas en arriver là aussi vite. La vie est parfois bizarre.
15:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/11/2004
17 km, pas loin de 3 heures de trajet
Naïf, je pensais mon précédent "record" difficile, voire impossible, à battre. Je ne pensais pouvoir mettre plus de 2 heures pour rentrer chez moi. J'avais tort.
Parti du travail vers 18h15, je prends le métro. Tout va bien. Je change à Gare de l'Est pour atteindre la Gare du Nord. et là, ça se passe déjà moins bien. On reste bloqués sous le tunnel près de 10 minutes. Ca fait long.
Je ne le savais pas encore, mais je n'étais encore qu'au tout début de mon odyssée.
Arrivé sur le quai du RER, je comprends immédiatement que le dîner risque d'être tardif et pourrait même bien se transformer en souper. "Suite à un accident grave de voyageurs à St Denis et à des voyageurs dans les voies (sic), le trafic est extrêmement perturbé sur la ligne D du RER".
Stoïque et habitué à ce genre de problèmes, je garde mon calme, pour l'instant. J'attends. Je suis récompensé quand, au bout d'un bon gros quart d'heure, arrive enfin un RER, mon RER. Manque de bol, la joie n'est que de courte durée. Le train sera terminus Châtelet. Ca ne m'arrange pas du tout.
J'opte alors pour mon plan B, le plan de secours, celui qui me sauve toujours. Enfin, qui me sauvait toujours...jusqu'à ce soir. "Suite à une avarie grave de matériel, le trafic est interrompu sur la ligne 8".
Là, je suis foutu. Plus d'alternative. Résumons la situation. Ca va bientît faire une heure que je suis parti du travail, et je ne suis encore qu'à Gare du Nord, sans espoir de pouvoir me rapprocher de chez moi avant un bon moment.
Heureusement, le problème matériel semble se résoudre assez rapidement. Le trafic sur la ligne 8 reprend doucement. Dès qu'un métro passe en me proposant assez de place pour monter dedans, je fonce. C'est le cas au bout de quelques minutes. Ouf ! Je n'ai plus qu'à me laisser transporter jusqu'au terminus, et accessoirement à supporter deux yougoslaves casse-couilles qui m'ont cassé les oreilles pendant quelques stations avec leur chansons pourries...
Une fois arrivé au terminus de la ligne, il ne me restera plus qu'à marcher pour renter chez moi.
Un peu plus d'une heure et demi de marche par ce frois sec, rien de tel pour se rafraîchir les idées et s'ouvrir l'appétit, non ?
22:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pierre Arditi est un coquin !
Mais un coquin poète:
"Ma femme, Evelyne Bouix, fume le cigare, des gros modules, j'adore la vision qu'elle m'offre, avec ce mélange d'élégance, de détachement, d'évanescence, de dandysme."
16:55 Publié dans Cigare(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paris
Quand on se balade dans Paris, comme c'est souvent mon cas ces temps-ci, on croise beaucoup de monde.
Ce midi, je me suis posé la question suivante: Qui travaille encore dans ce pays ?
Vu le monde qui se presse un peu partout à toute heure du jour, y compris dans le métro, on peut légitimement se demander si tous ces gens ont un travail.
Ce midi, je suis allé au Forum des Halles. Je n'y étais pas allé depuis des années.
A ma grande surprise, ce lieu est enfin redevenu fréquentable. La faune jadis présente un peu partout, et qui rendait les lieux assez peu sûrs pour le passant lambda, a sans doute été chassée ou déplacée dans un zoo.
En tous les cas, le périmètre est à nouveau sûr, et c'est bien là le principal.
C'est fou comme une promenade d'à peine deux heures peut faire du bien au moral, même provisoirement.
16:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






