09/12/2005

Déprime

La semaine dernière, c'était le premier anniversaire de la mort de mon père.
Un an déjà. Le temps est passé très vite cette année. Mais la douleur ne s'efface pas. Bien au contraire.
Et mon caractère n'arrange rien à l'affaire.

Renfermé, secret, et introverti sont des termes qui me définissent assez bien. Ma carapace me protegeant et masquant ma sensibilité devient lourde à porter. Elle a même tendance à se transformer en un sarcophage dont je suis le prisonnier plus ou moins volontaire.
Je sais bien que si je me laisse aller, si je laisse mes émotions sortir, tout ira mal et la grosse déprime sera inévitablement au rendez-vous.
Essayant, parfois vainement, de ne rien laisser transparaitre de ma douleur et de ma peine, toutes deux incommensurables et très, voire trop, difficiles à exprimer, je me blinde encore plus. C'est un cercle vicieux.
Mais quand les émotions sont trop fortes, quand je ne peux plus garder tout ça pour moi, je me sens tituber sur l'étroite ligne serpentant entre la vie qui continue et la peine et la douleur qui engloutissent tout dans leur débordement.

Si les journées se passent pas trop mal, du moins quand j'évite de rester seul, les soirées, même entouré de ma femme et de nos filles, me sont encore trop souvent fatales.
La tombée de la nuit apporte son lot d'angoisses. Alors, même si je lutte de toutes mes forces, je craque. Et je souffre car je ne sais pas comment exprimer les sentiments et les pensées qui m'occupent. Et je sais que dans ces moments-là, je suis difficile à supporter. Ce qui ne m'aide en rien.
Parfois, je me fais peur tout seul. Il m'arrive encore de regarder les rails du RER et de me sentir un peu attiré par ces rails...Tendances suicidaires ? Possible.

La solitude nocturne m'est devenue insupportable. Elle provoque même parfois des crises d'angoisses.
Si extérieurement je semble bien tenir le coup, l'intérieur souffre de plus en plus. En silence.

Commentaires

je vous lis depuis des mois ,des commentaires drôles , percutants mais hélas quelquefois révoltants par ignorance de l'autre et de sa différence , et pourtant votre style vous rend touchant, on vous devine fragile derriere cette haine souvent gratuite .Aujourd'hui vous êtes vrai , un conseil relisez les malheurs de Sophie , au fond de la mare il suffit de donner un coup de talon pour remonter , mais pour cela il faut avoir atteint le fond . Remontez , respirez riez et regardez les autres , les différents , racontez les à nouveau avec légereté , la haine est trop lourde à porter .

Ecrit par : fab | 09/12/2005

Courage Hellojed ! je sais c'est dure mais la vie dois continuer ! Pensez à votre femme et vos enfants ! Soyez là pour votre maman ! et puis avec le temps...

Ecrit par : Cheri Bibi | 21/12/2005

Vous m'avez fait beaucoup de peine, Hellojed, en effaçant mes voeux...
Ce n'est pas très gentil.

Ecrit par : Antoine Block | 08/01/2006

Je n'avais pas compris vos commentaires comme des voeux !
Antoine, je pense que vous et moi n'arriverons jamais à nous comprendre...Ca me rassure.

Ecrit par : Hellojed | 10/01/2006

Je vous souhaitais un bon anniversaire. C'était bien des vœux.

Ecrit par : Antoine Block | 11/01/2006

On ne passe pas sur un blog sans sa faire connaître...

Ecrit par : phart | 14/01/2006

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