19/06/2006
Fête des pères

Ca résume tout...
16:13 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/12/2005
Déprime
La semaine dernière, c'était le premier anniversaire de la mort de mon père.
Un an déjà. Le temps est passé très vite cette année. Mais la douleur ne s'efface pas. Bien au contraire.
Et mon caractère n'arrange rien à l'affaire.
Renfermé, secret, et introverti sont des termes qui me définissent assez bien. Ma carapace me protegeant et masquant ma sensibilité devient lourde à porter. Elle a même tendance à se transformer en un sarcophage dont je suis le prisonnier plus ou moins volontaire.
Je sais bien que si je me laisse aller, si je laisse mes émotions sortir, tout ira mal et la grosse déprime sera inévitablement au rendez-vous.
Essayant, parfois vainement, de ne rien laisser transparaitre de ma douleur et de ma peine, toutes deux incommensurables et très, voire trop, difficiles à exprimer, je me blinde encore plus. C'est un cercle vicieux.
Mais quand les émotions sont trop fortes, quand je ne peux plus garder tout ça pour moi, je me sens tituber sur l'étroite ligne serpentant entre la vie qui continue et la peine et la douleur qui engloutissent tout dans leur débordement.
Si les journées se passent pas trop mal, du moins quand j'évite de rester seul, les soirées, même entouré de ma femme et de nos filles, me sont encore trop souvent fatales.
La tombée de la nuit apporte son lot d'angoisses. Alors, même si je lutte de toutes mes forces, je craque. Et je souffre car je ne sais pas comment exprimer les sentiments et les pensées qui m'occupent. Et je sais que dans ces moments-là, je suis difficile à supporter. Ce qui ne m'aide en rien.
Parfois, je me fais peur tout seul. Il m'arrive encore de regarder les rails du RER et de me sentir un peu attiré par ces rails...Tendances suicidaires ? Possible.
La solitude nocturne m'est devenue insupportable. Elle provoque même parfois des crises d'angoisses.
Si extérieurement je semble bien tenir le coup, l'intérieur souffre de plus en plus. En silence.
16:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17/05/2005
31 ans aujourd'hui
Aujourd'hui, à 17h50, j'ai 31 ans.
Je n'avais déjà pas envie de fêter mes anniversaires d'habitude, mais cette année c'est évidemment encore pire.
Et puis 31 ans, ça ne ressemble à rien. C'est très bâtard comme âge.
De toutes façons, comme disait ma mère dans la carte qu'elle m'a envoyé hier, "rien ne sera plus jamais comme avant". Cette formule résume tellement bien mon état d'esprit. Et puis ne voir qu'une seule signature sur ma carte d'anniversaire, même si il va falloir que je m'y fasse, ça me fait mal.
Malgré ça, ma femme me prépare un dîner pour ce soir. Ma mère sera là. Alors il faut que je tienne le coup.
Ce midi, je suis allé au cimetière. Pour être avec mon père le jour de mon anniversaire. Comme d'habitude. C'est très important pour moi.
14:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04/05/2005
Question vitale
Et finalement, est-ce que je lui ressemble vraiment ?
20:08 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/05/2005
03/12/2004 - 03/05/2005
Entre ces deux dates, cinq mois se sont écoulés. Cinq mois pile.
Cinq mois déjà que mon père est mort. Et je viens seulement de m'en rendre compte en regardant la date d'un mail.
Je n'y ai même pas pensé en allant au cimetière ce midi.
Ces jours-ci, je n'ai vraiment pas le moral. C'est rare que ça atteigne ce point. C'est pour ça que je le signale.
Malgré le beau temps, le week-end a été difficile, long, pourri. Difficile à passer seul.
Alors j'ai essayé de m'occuper comme je pouvais. J'ai fumé pas mal pour vider un peu ma cave et ainsi faire de la place pour de nouvelles acquisitions. Et pour accompagner mes cigares du week-end, rien de mieux qu'un verre de vodka, de whisky ou de vieux rhum.
J'ai écouté quelques CDs et pas mal de mp3. Je n'aurais pas dû. Je suis vite tombé dans du jazz ou des chansons tristes.
Le jazz, c'est magnifique, mais il ne faut pas écouter ça seul et déprimé. Ca fait pleurer. En plus, ça me fait inexorablement penser à mon père. Et ça aussi, ça m'a fait pleurer pas mal ce week-end.
Depuis sa mort, c'est la première fois que je me retrouve vraiment seul. Ca fait même pas une semaine que ma femme et nos filles sont parties en Italie. Encore une semaine de solitude. Mais déjà, j'angoisse à l'idée de rentrer chez moi le soir. Je sais que je vais vite broyer du noir une fois la porte fermée.
Au menu ce soir: Un bon cigare, quelques verres et de la très bonne musique. Je pense à "Lady in Satin" de Billie Holiday ou à un DVD de Keith Jarrett et son trio.
Je sais déjà que je vais être triste ce soir. Très triste. Trop ?
17:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/04/2005
Une fois par semaine depuis 5 mois déjà
Midi, les sinus explosés. Mal à la tête.
Sortir du travail. Prendre le bus. En descendre et prendre le métro. Histoire de gagner du temps.
Sortir du métro. Le bruit de la ville. Passer devant la mairie où mes parents se sont mariés en 1969. Traverser la rue de Paris. A gauche, penser à jeter un coup d'oeil sur la maternité où je suis né et nos enfants aussi.
Tourner dans la rue de l'église. Le silence se fait. Prendre le chemin suivit par le cortège le jour de l'enterrement. Tourner à gauche au bout de la rue. En face, le Sacré-Coeur. En bas de la rue, le cimetière. Tourner à droite pour prendre la rue de l'égalité. Rentrer dans le cimetière. Arriver sur sa tombe. Rester digne, si c'est possible.
Se retourner, voir vaguement l'endroit où on travaille tous les jours. Rassurant. Il garde un oeil sur moi.
Après quelques minutes de silence et de larmes, se dire qu'il faut y aller. Repartir. Apaisé.
14:35 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/04/2005
Travail de deuil ?
J'en arrive à un point où voir un couple de personnes âgées, un père avec son fils, ou un grand-père avec ses petits-enfants me glace le sang et me donne envie de pleurer...
10:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/04/2005
C'est triste un cimetière sous la pluie
Ce midi, j'ai fait ma visite hebdomadaire sur la tombe de mon père.
Aujourd'hui 6 avril, c'est l'anniversaire de ma mère. Le premier sans lui.
La coïncidence de ce deux choses a fait que, pour la première fois depuis longtemps, je n'ai pas pu retenir mes larmes en arrivant au cimetière. Cette montée soudaine d"émotions et d'angoisse était trop forte et trop grosse pour essayer de la contenir.
Je me suis donc retrouvé tout seul dans ce grand cimetière, dans le vent et la pluie, en train de pleurer à chaudes larmes, de presque sangloter, devant sa tombe.
Plus le temps passe, déjà quatre mois depuis sa mort, et plus il me manque. L'absence est insoutenable.
Même distants et pudiques dans nos relations père-fils, nous nous comprenions sans parler. Son avis se résumait souvent à un regard, lourd de sens pour moi, à un haussement d'épaules ou à un geste de la main.
Avec le recul, je constate que tout un code tacite existait entre nous.
Aujourd'hui, je voudrais tant rattraper le temps perdu. Pouvoir prendre le temps de déjeuner avec lui, parler de ma vie, de la sienne, lui demander des conseils.
Lui savait quoi me "dire" en toute circonstance. Il saurait encore me guider.
Mon rêve irréalisable: Enfin prendre le temps de vraiment discuter de choses importantes avec lui. Je n'en ai jamais eu le temps.
Depuis quelques temps, quand je vais au cimetière, je me surprends à lui parler. Pas à voix haute, mais juste dans ma tête. Et parfois, de plus en plus souvent, j'ai l'impression d'entendre des réponses...
De même, je ne crois pas au surnaturel, au paranormal ni aux ectoplasmes, mais les bourrasques de vent de ce midi étaient étrangement présentes et pressantes. Qu'y voir ?
14:41 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09/03/2005
3 mois
Aujourd'hui, je suis allé au cimetière "voir" mon père.
La semaine dernière, je n'avais pas pu y aller à cause de la neige. Le cimetière était fermé. J'ai ainsi raté ma visite du 3, jour anniversaire de sa mort, le 3 décembre dernier. Aujourd'hui, je ne pouvais pas rater le jour anniversaire de son enterrement. Je ne me le serais pas pardonné.
D'ailleurs, je m'en suis beacoup voulu de ne pas pouvoir y aller la smeaine dernière et de passer ainsi une semaine pleine sans lui rendre visite.
C'est idiot de s'en vouloir pour ça, je le sais bien. Ca ne sert à rien. Mais je ne peux rien y faire.
Outre le fait que ce jour soit si "particulier", la visite d'aujourd'hui était très importante pour moi. J'ai besoin de ça. J'ai besoin de lui. Je ne peux pas m'en empêcher. Sa tombe est l'endroit qui m'apaise. Inexplicable.
Le manque se fait de plus en plus sentir. Presque insupportable. Déjà 3 mois. Seulement 3 mois.
Le weekend dernier, ma mère est venue chez nous. L'après-midi, nous avons regardé des cassettes avec le camescope. Je ne me souvenais plus de la plupart des images filmées.
Le voir et l'entendre, sur des images prises il n'y a pourtant pas si longtemps, quand tout allait encore bien, m'a brisé le coeur. J'ai eu du mal à retenir mes larmes.
Au quotidien, je prends beaucoup sur moi pour tenir le coup et pour ne rien montrer, surtout au travail.
Plus que jamais, j'ai peur de craquer. J'ai peur de ne pas savoir vivre sans lui. J'ai peur de moi et de ma capacité à encaisser, sans doute limitée.
16:27 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02/03/2005
3 mois
Il y a trois mois aujourd'hui, je me préparais à rejoindre mes parents chez eux.
Au début, je devais juste aider ma mère à habiller mon père pour sa consultation en oncologie à l'hôpital...Finalement, je suis resté et elle a été rassurée quand je lui ai dit que je restais pour les accompagner à la consultation.
Aujourd'hui, avec tout ce qui s'est passé, je me dis que je m'en serais voulu si je n'étais pas resté avec eux. Je ne pouvais pas les laisser seuls. Je ne pouvais pas la laisser affronter ça toute seule. Elle n'aurait pas tenu.
Bien sûr, arriver avec mon père dans cet état, voir les regards de toute la salle d'attente, un simple couloir, se figer à notre passage et les conversations cesser est un souvenir horrible.
Etions-nous trop optimistes, trop aveugles ou trop naïfs pour ne pas voir qu'il était déjà beaucoup trop tard ?
Retrospectivement, je ne regrette pas d'avoir été là quand le docteur a annoncé son pronostic. Quel genre de fils serais-je si je regrettais ma présence ?
J'étais là pour lui. J'étais là pour ma mère. J'étais là pour nous. Je n'ai fait que mon devoir. Beaucoup plus courageusement que je ne pensais le faire. Pendant l'organisation des obsèques, je me suis encore etonné par mon courage et ma résistance. Je voulais juste qu'il puisse être fier de moi.
Demain, cela fera déjà trois mois qu'il est mort dans cette sinistre unité de soins paliatifs. Paliatifs à quoi ?
Demain, j'irai au cimetière. Irrémédiablement attiré par cette tombe. C'est inexplicable. Je ne peux pas m'en passer.
Aujourd'hui, trois mois après tout ça, l'absence et le manque commencent à vraiment se faire sentir. Pourtant, il faut vivre avec. ou plutôt sans. Sans lui.
La fin a été tellement rapide que certains choses m'avaient échappé.
Aujourd'hui, des détails et des tas de choses me reviennent. Des mots, des discussions, des sons, des échanges de regards. Tout ça restera pour toujours dans ma mémoire.
Lui est bien sûr dans mon coeur. Il est avec moi, et dans moi. Dans ma tête et dans mon coeur.
Mon père est là, autour. Je ne le sens pas (encore). Mais je le sais. Et c'et bien là le principal.
11:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11/02/2005
Comme un aimant
Irrémédiablement attiré par ce cimetière, par cette tombe au milieu de cette allée sur la gauche.
Irrémédiablement attiré par la tombe de mon père. Je ne peux pas me passer d'y aller. D'ailleurs, j'y suis allé ce midi. Malgré le vent, malgré la pluie.
J'ai besoin de ça. Cet endroit, c'est physiquement l'endroit où je suis le plus proche de lui.
Par la pensée, il est avec moi. Il est en moi et dans moi. Toujours, et pour toujours. C'est trop difficile à expliquer. D'ailleurs, je pense que ce sentiment est inexplicable.
En sortant du cimetière, je n'avais pas envie de retourner au travail tout de suite. Comme d'habitude. Il me fallait marcher un peu pour me remettre.
Alors, j'ai eu l'idée de marcher jusqu'au pavillon de mes grand-parents, les parents de ma mère, ceux qui sont enterrés avec mon père. Il n'est pas très loin du cimetière.
Depuis le temps que je vois ce pavillon sur des photos, je voulais vraiment y retourner. Je l'ai très peu connu, ce pavillon. D'ailleurs, eux aussi je les ai très peu connu. Ils sont morts quand j'avais 3 ans. Pas de souvenirs précis. Ne restent que des récits et des photos.
A la fin de ce "pélerinage", je suis enfin rentré au travail. Apaisé. Calmé. Presque serein. Comme à chaque visite.
14:35 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09/02/2005
Rendez-vous manqué
C'est le premier, et ça me mine déjà.
Aujourd'hui, c'est "l'anniversaire" de l'enterrement de mon père. Ca fait deux mois. Déjà. Seulement.
Je suis très fidèle aux dates. C'est peut-être idiot, mais c'est comme ça.
Je vais au cimetière au moins une fois par semaine. J'y suis allé le 3 pour l'anniversaire de sa mort. Je comptais bien y aller aujourd'hui pour cette autre triste date.
Malheureusement, je n'ai pas pu. Parti du travail vers 11h45, j'ai déjeuné avec ma mère et ma tante, la soeur de mon père. Avant de partir, je ne savais pas encore si ce déjeuner allait me laisser le temps d'aller au cimetière avec elles deux après.
Des choses importantes et un petit tas d'emmerdes m'ont fait retourner au travail dès le déjeuner terminé.
Maintenant, je m'en veux de ne pas être allé sur sa tombe aujourd'hui. J'irai demain. Là n'est pas le problème. Mais quand même. Je m'en veux beaucoup. C'est comme une trahison.
De toutes façons, je préfère y aller seul. J'y suis allé la semaine dernière avec ma mère. C'est pas pareil. Je ne suis pas aussi libre. Je ne peux pas lui parler comme je veux. Alors que quand j'y vais seul...
Papa, excuse-moi. Je serai là demain. Promis. Ne m'en veux pas pour ce rendez-vous manqué.
Je t'aime.
15:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03/02/2005
Deux mois aujourd'hui...
Comme prévu, je suis allé au cimetière avec ma mère. Ca fait deux mois aujourd'hui que mon père est mort.
C'est la première fois que je n'y vais pas tout seul. Ca fait bizarre. D'ailleurs, je crois que je préfère y aller seul.
Je vais y retourner très bientôt avec ma femme pour y déposer deux plaques. Une de notre part, et une de la part de nos filles.
Après le cimetière, nous avons déjeuné dans une brasserie pas loin.
La vie est bizarre. Cette brasserie est à equi-distance entre le cimetière et la maternité où je suis né et où nos deux filles sont nées.
Un déjeuner à mi-chemin entre la vie et la mort. Pile entre là où tout commence et là où tout finit.
Et ce soir, il faut que je téléphone à ma grand-mère. Ca fait deux ans aujord'hui que mon grand-père est décédé.
14:51 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/02/2005
Deux mois...
Aujourd'hui, 2 février, ça fait très exactement deux mois jour pour jour que mon père entrait à l'hôpital. Pour ne pas y rester très longtemps...
Je pense que ce genre de date reste gravée à jamais dans la mémoire.
En plus, le 2 février est aussi la veille de l'anniversaire de la mort de mon grand-père. Le 03/02/2003.
Désormais, décembre et février seront pour moi des mois maudits.
Demain, je vais au cimetière avec ma mère. Demain, ça fera deux mois que mon père est mort. Déjà.
Bande-son dans ma tête: Calogero - 'Si seulement je pouvais lui manquer'
17:10 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17/12/2004
Rasoirs
Depuis la mort de mon père, il y a 15 jours aujourd'hui, je sais que je ne pourrais plus jamais me raser sans penser à lui. Il y a deux raisons à cela.
La première, c'est que c'est bien sûr lui qui m'a appris à me raser et qui m'a aidé en me montrant quoi faire et, surtout, ne pas faire.
La seconde, c'est que c'est moi qui l'ai rasé pour la dernière fois, le 28 novembre 2004. Moi, je ne savais même pas que ce serait la dernière fois. Lui le devinait peut-être déjà. 5 jours plus tard, il mourait à l'hôpital.
10:49 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/12/2004
1 semaine déjà
Il y a une semaine aujourd'hui, à cette heure précise (16h00), nous arrivions au cimetière pour enterrer mon père.
Une semaine déjà. Et j'ai toujours l'impression de ne pas réaliser tout à fait.
16:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ca ne change rien
mais ça fait plaisir quand même quand des contacts professionnels envoient ça:
"I am very sorry to hear about your Father and everybody here is with you at this difficult time.
Please do not worry about the site; I will regularly update games and just focus on what you have to!
We can talk in the new year, and again, I am very sorry to hear your news.
With condolences,
Jonathan, and all here."
14:10 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/12/2004
Chute libre
Ca y est.
Le moment que je redoutais tant est en train d'arriver: je suis tout doucement en train de craquer. Physiquement et nerveusement, les deux étant bien sûr intimement liés.
10:57 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14/12/2004
Jules
La montre de mon père, que je porte depuis maintenant quelques jours, est impregnée de son odeur, de son parfum.
Il portait Jules de Christian Dior. Privé de sa voix, il ne me reste que cette odeur à mon poignet. Je ne peux pas m'empêcher de la renifler plusieurs fois par jour, comme un imbécile.
Je crois que je vais tester Jules sur moi un de ces jours. Pour voir. Pour me souvenir. Et aussi au cas où la montre perde son parfum magique...
16:00 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Angoisses
Euphémisme: Depuis la mort de mon père, je ne me sens pas très bien.
Je n'ai plus trop d'appétit. Je suis très fatigué. J'ai du mal à trouver le sommeil et je me réveille très souvent la nuit.
Si les journées se passent pas trop mal, du moins quand j'évite de rester seul, les soirées, même entouré de ma femme et de nos filles, me sont souvent fatales.
La tombée de la nuit améne son lot d'angoisses. Alors, même si je lutte de toutes mes forces, je craque et j'éclate en sanglots.
Je ne peux rien faire contre ça. Je sens la déprime m'envahir de plus en plus au fur et à mesure que les fêtes approchent.
Noël et le 31 me donnaient déjà la nausée avant, mais là, tout ça va devenir franchement insupportable. Les sapins de Noël installés ce matin dans le hall et dans l'open space me donnent envie de pleurer et de rentrer chez moi.
J'ai hâte que la semaine se termine, que les vacances arrivent.
On a tellement de choses à faire et de personnes à voir. Il faut déjà enclencher les démarches pour la succession.
Et puis il y a encore tout ce rangement et ce classement dans ses affaires...
11:24 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/12/2004
Blog en deuil
Pas du tout eu le temps de bloguer depuis plus d'une semaine.
Une bonne raison à cela: mon père est mort le vendredi 3 décembre 2004.
Plus de commentaires là-dessus plus tard. Je n'ai pas la tête à ça ces jours-ci.
18.12.1940 - 03.12.2004
La vie est vraiment une aventure merdique, surtout quand on perd sa boussole à 30 ans comme moi
14:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/11/2004
Morphine
C'est dingue comme 30mg de morphine peuvent agir radicalement sur l'organisme.
Pas étonnant que ce truc ne soit pas en vente libre...C'est dévastateur.
21:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/11/2004
Pas bon...
Maintenant, quand je vois le numéro de portable de ma mère s'afficher sur mon téléphone fixe au travail, ça me fait peur.
Le pire, c'est que chaque coup de fil d'elle ne fait qu'amplifier cette peur. Les nouvelles sont de plus en plus mauvaises.
Elle vient de me téléphoner. mon père ne va pas bien du tout. Il ne se sent même pas la force d'attendre de passer son scanner et sa scintigraphie la semaine prochaine. Il est épuisé, au sens physique comme au sens moral du terme.
L'attente des prochains résultats de ses examens n'arrange rien. Il est mentalement à bout, ce qui n'arrange en rien son état physique, compte tenu de l'intéraction bien connue entre le mental et le physique dans la guérison du cancer. Quand le mental va, le physique va moins mal, et vice-versa.
Lui qui était "incassable", qui n'avait jamais rien eu de grave dans sa vie au niveau médical, tout lui tombe dessus si rapidement ! Je ne le reconnais plus.
Je ne sais plus quoi faire. J'ai peur. Je suis terrorisé par ce que les docteurs vont dire dans quelques jours quand ils auraont les résultats de ses examens.
17:07 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/11/2004
On nous ment depuis le début !
Ma femme est atteinte d'un cancer de la thyroïde.
A ce sujet, on sait que les liens entre les conséquences de l'explosion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl et l'augmentation du nombre de cancers depuis n'ont jamais été clairement établis.
Mais tout le monde sait aussi que les gouvernements successifs nous ont menti depuis le début au sujet de ces inquiétantes interactions.
Des preuves ? En voilà sous la forme d'un très intéressant document impossible à remettre en cause et qui n'est, compte tenu de son contenu hautement scientifique, aucunement sujet à caution :
CANCERS DE LA THYROÏDE EN FRANCE
ET ACCIDENT DE TCHERNOBYL :
EVALUATION DES RISQUES POTENTIELS
ET RECOMMANDATIONS POUR LE RENFORCEMENT
DES CONNAISSANCES EPIDEMIOLOGIQUES
http://www.invs.sante.fr/beh/2001/21/
17:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/11/2004
Révélation
Ca y est, le moemnt tant redouté des "aveux" de mon père est enfin passé.
Tout s'est passé comme je l'imaginais. Il n'a pas attendu trop longtemps pour nous dire pourquoi il nous avait fait venir, ma tante et moi.
Il nous a tout dit, j'espére. Froidement, médicalement, chronologiquement. Il a déroulé tout le fil de l'histoire de son cancer jusqu'à aujourd'hui.
Il a dit qu'il nous avait fait venir car ce n'est pas le genre de choses qu'on annonce au téléphone, qu'il le disait maintenant parce qu'il ne pouvait plus le cacher, qu'il avait beaucoup maigri ces derniers temps et qu'l n'avait plus d'appétit, plus de force. Selon lui, la chimio est sans doute la prochaine étape. Enfin, il nous a dit à qui on pouvait le dire, ou pas.
Et puis on est passés à table. Presque comme si de rien n'était. On a parlé de tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs. Lui, il semblait comme soulagé du poids de ce "secret".
Quand je suis retourné au travail, j'étais cassé, anéanti. Même si je connaissais déjà son état, ça fait un choc de l'entendre en parler. La maladie prend forme, avec ses enjeux et ses risques, sa part d'inconnu aussi.
Je n'avais vraiment pas le coeur à travailler cet après-midi. Alors je suis allé prévenir que je rentrais chez moi. Ils ont bien du voir à ma tête que ça n'allait pas. J'ai donné la raison de mon état, j'ai dit pour mon père. Moi aussi, il fallait peut-être que je me libére un peu du poids de ce trop lourd secret qui me fait du mal depuis que je sais.
19:04 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Convocation
Ca y est. Je suis "convoqué" chez mes parents ce midi. Il y aura sa soeur. Bien sûr, il ne veut pas me dire pourquoi je dois venir.
Mais je le sais déjà. Il va (enfin) m'apprendre, nous apprendre, qu'il à un cancer.
Mais ça aussi, je le sais déjà. Même si le choc sera brutal et l'atmosphère lourde, il va tout de même falloir que je fasse semblant d'être étonné. Ca va être difficile.
Ensuite, c'et sûr que les choses seront plus faciles. Pour tout le monde. Il n'aura plus besoin d'inventer des excuses pour refuser les invitations, plus besoin de se cacher. Il pourra re-vivre "normalement", ou presque...
Au moins, il sera libéré d'un poids, celui du secret. Et nous, on pourra être enfin officiellement là pour lui. Sans avoir besoin de cacher notre inquiétude, sans avoir besoin de se cacher pour prendre des nouvelles auprès de ma mère. On sera là pour lui. Ce ne sera peut-être pas grand-chose, sans doute pas suffisant, mais ça l'aidera sûrement.
Pour moi, rien ne change: c'est toujours mon père. Et je l'aime. Même si je ne lui dis pas. On est comme ça.
10:31 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/08/2004
Terrible constat
Dormir seul quand on est plus habitué à le faire, c'est dur.
La nuit dernière, je me suis réveillé très souvent. Il y a beaucoup (trop) de bruit dans les rues de Paris la nuit. Et avec cette chaleur, impossible de laisser les fenêtres fermées.
Ca m'angoisse pour la nuit prochaine, et les autres, avant que je ne la retrouve enfin...
17:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le temps...
Ca fait déjà/seulement un peu plus d'une semaine que nous sommes séparés par la force des choses (lire les notes précédentes, merci). Encore 72 heures à tenir. Sur les nerfs.
C'est de plus en plus dur. Ca devient presque insupportable. En près de 7 ans de vie commune, nous n'avons jamais été réellement séparés plus de 48 heures. Alors là, forcément, ça fait bizarre. Et c'est difficile. Très difficile.
Le téléphone ne remplace pas la présence physique. En plus, cet éloignement forcé me stresse à mort. Je n'en peux plus. Je n'ai qu'une envie : rentrer chez moi et retrouver ma femme. Vite !
En attendant, les heures et les jours ne passent pas...Je ne pense même pas à mes vacances qui arrivent à la fin de ma semaine. Je ne pense qu'à elle.
14:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06/08/2004
J'avais raison, et parfois je déteste ça...
Je viens d'avoir ma femme au téléphone. Elle sort de l'hôpital aujourd'hui. La scintigraphie de ce matin a montré qu'il reste des cellules pas nettes du tout...
J'avais raison. L'hospitalisation n'était donc que partiellement préventive...
Le pire, c'est qu'il va falloir recommencer le même traitement par radiothérapie dans 6 mois. Elle pleurait au téléphone. C'est dur. Trop dur. Moi, j'ai peur. Mon optimiste quant à la vie et ses bons côtés commence à s'effriter sérieusement.
Pendant que j'y suis, si vous voulez faire un bon geste contre le cancer : http://www.laf.org
C'est la fondation de Lance Armstrong contre le cancer. Achetez le ruban jaune et portez-le. Ca ne coûte pas cher (surtout vu le cours du $), et ça pourra peut-être faire avancer un peu la recherche. ou donnez aux associations françaises. Ou aux deux. Mais donnez.
J'en ai marre d'être cerné par le crabe tueur.
09:15 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/08/2004
Atomes crochus
Attention, je ne dis pas que le travail en milieu hospitalier est facile ou agréable.
Mais quand même. Je voudrais bien qu'on m'explique pourquoi on convoque, je pése mes mots, des patients pour une hospitalisation à 7h40 un lundi matin alors que le seul personnel présent dans les locaux à cette heure-là, c'est le balayeur qui doit de frayer un chemin dans la salle d'attente...
Ce que je raconte ici, c'est ce que j'ai vécu pas plus tard que ce matin, en accompagnant ma femme au service de médecine nucléaire de l'hôpital St Antoine, à Paris. Elle doit y être enfermée (oui oui, enfermée) pendant 5 jours dans une chambre plombée afin d'y recevoir un traitement par radiothérapie.
Ce traitement, assez lourd et contraignant, a été prescrit de manière preventive suite à son ablation de la thyroïde. D'après les médecins, il reste peut-être des cellules cancereuses, alors il faut traiter en profondeur...
Moi, ça me fait peur. Il n'y a pas de fumée sans feu. Vu le trou de la sécu, je ne pense pas que les médecins s'amuseraient à infliger un traitement aussi lourd, et coûteux, à quelqu'un sans de sérieux doutes sur leur diagnostic. La scintigraphie de vendredi en dira plus. On croise les doigts.
En attendant, elle va donc passer 5 jours dans une chambre hermétique, avec pour seules visites celles des médecins équipés de tabliers de plomb, de masques et de gants. Interdiction formelle de sortir de la chambre avant vendredi.
Et après ça, ce n'est pas terminé. Personne ne peut la toucher pendant encore au moins 5 jours.
Nos deux petits filles sont donc en exil chez mes parents. Je vais les y rejoindre dès la fin de semaine afin de laisser le champ libre, et la maison vide de ses occupants, à ma chérie qui va rentrer se reposer en recluse chez nous.
Au total, on ne va pas se voir pendant près de 15 jours. Je suis triste, elle aussi bien sûr. L'avantage, c'est que je ne suis pas enfermé, moi.
Malgré cette liberté, c'est pas le moment de m'emmerder. Je sais que c'est jamais le moment, mais là, c'est même pas la peine d'essayer de me regarder de travers dans le métro...
13:45 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/04/2004
PSA en flèche
Une bronchite est passée par là, mais mon père fait une rechute quand même.
La prise de sang de ce matin montre que son taux de PSA remonte en flèche et que le taux de sédimentation n'est pas très bon.
Le labo a faxé les résultats directement à l'hôpital. Ca ne va pas. Il semble que le traitement plutôt léger préscrit ne suffise pas ou plus.
Ou alors c'est la bronchite, et son traitement par antibiotiques, qui est responsable de ce changement dans la vitesse de sédimentation. Je croise les doigts pour cette solution. Mais je n'y crois pas trop.
Après l'accalmie, la peur revient à la charge. Plus forte. Plus présente. J'ai la rage, la haine contre cette maladie. J'ai peur. C'est tout bête à dire et ça ne sert à rien, mais c'est ce qui résume le mieux mon état du moment. La peur est là à nouveau.
Le pire, c'est que je dois toujours encaisser tout ça comme si je n'étais pas au courant. Car je ne suis pas au courant officiellement.
Bien sûr, ma femme et moi sommes au courant, mais mon père ne sait pas que nous savons. C'est débile mais il ne veut toujours pas que ça se sache. Mais moi, je l'aime. Il le sait. Je veux être là pour lui. Malade ou pas malade, i lest toujours mon père, ça ne change rien. Au contraire.
Du coup, ma mère est obligée de se cacher pour me téléphoner les nouvelles. Top pratique.
Dans un mois, j'ai 30 ans. Je veux que cette période de ma vie se passe sans douleurs, dans le calme et la sérénité dont j'ai besoin en ce moment.
Je veux pouvoir profiter pleinement de ce jour et de la fête en famille prévue.
Je veux que mon père soit là ce jour-là. Je veux qu'il aille bien, ou mieux en tous cas. Que le spectre de cette maladie disparaisse.
Plus j'avance dans la vie, plus je me rends compte qu'on ne grandit que pour mieux supporter les emmerdes de la vie. Terrible constat.
17:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/01/2004
Mieux
Pas trop envie de m'étendre sur le sujet.
Selon les examens, il va beaucoup mieux. Le traitement se poursuit.
Le taux de PSA a beaucoup baissé. Le docteur est très content.
OUF !!!
Mais rien n'est jamais définitif avec ce genre de maladie.
Et pour tout arranger, c'est maintenant ma femme qui a des problèmes. On ne sera donc jamais tranquille ?
A suivre.
15:10 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/10/2003
Dieu
Avec tout ce qui se passe en ce moment dans ma vie (voir les autres rubriques), je pense de plus en plus à Dieu.
Je m'interroge sur sqon existence. Je me demande si il faut croire en lui ou pas. Ou même croire en autrechose.
Mais, surtout, je me demande si lui croit en nous aussi, de temps en temps.
Hein Dieu, tu crois en nous, toi ? Si oui, je te donne pas mon mail ni mon numéro de portable, tu dois déjà les avoir et puis, si tu es aussi fort que certains veulent bien le dire, et bien tu les trouveras tout seul.
10:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/10/2003
Verdict
Ca y est, ma mère vient de me téléphoner. Ils sortent de l'hôpital. Ils avaient RDV avec le docteur.
Le verdict est tombé. C'est un cancer de la prostate. Mais ils ne savent pas encore si c'est pire que ça ou pas (la scintigraphie le dira). Je sais que ça se guérit. Mais pas toujours.
Moi, je suis détruit. Je tremble. J'ai froid. J'ai peur. Envie de vomir. Envie de pleurer, mais je peux pas, j'y arrive pas. Je peux plus travailler aujourd'hui. Et pourtant, il le faut. Je sais plus où j'en suis. Il faudrait que j'en parle à quelqu'un, mais personne ne m'est assez proche ici. Je suis pas bien, c'est un euphémisme. Je sens ma tension qui monte, j'ai mal à la tête.
Le pire, c'est que je ne suis même pas censé être au courant de tout ça...
Ca ne va pas. Ca ne va plus. Ca n'ira plus jamais comme "avant".
12:05 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/09/2003
Mes parents sont des gamins
Ca y est, l'abcès est crevé. Depuis quelques temps, je sentais bien au téléphone que ça n'allait pas, qu'ils me cachaient quelquechose, mes parents.
Et boum ! Je viens d'avoir ma mère au téléphone. Elle a enfin "craché le morceau", mais il a fallu que je la pousse un peu quand même. Alors maintenant je sais. Mais toujours officieusement. Je sais sans savoir, car mon père ne sait pas que je sais...
Résumé : Mon père est malade, c'est sûr et certain. Problème : Tout le monde le savait, sauf moi, ou presque. Alors ce soir j'ai pas pu résister. et elle a craqué.
Alors voilà, en revenant de vacances, il s'est rendu compte qu'il avait des ganglions un peu partout. Inquiet, il a même demandé à ma mère de l'accompagner chez le docteur (c'et un peu comme si moi je demandais à y aller, chez le docteur. Rarissime). La cause de ces ganglions, et de la fatigue qui va avec, serait un problème au niveau de la prostate...prise de sang, confirmation du diagnostic. Urologue, toucher rectal, biopsie. Selon les termes du docteur, c'est "sérieux" (traduction : très grave). Le docteur dit à ma mère qu'il va falloir être forte (oui oui, comme dans les films...).
Ce soir, on en est là, on attend le résultat de la biopsie. Ce qui est drôle, c'est que ma mère essaye encore de se voiler la face, de se cacher la réalité. Elle parle de metastases, mais pas de cancer. elle dit que "tout se soigne" mais sans dire quoi...Je trouve ça dingue ! Ils me traitent comme si j'avais 5 ans. a quoi ça sert de me cacher la vérité ?
21:45 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/09/2003
Pfffff
C'est vendredi, il fait froid (mais c'est la saison), il fait moche et ça va durer tout le weekend.
Rien ne va aujourd'hui. Une réunion soporifique m'attend vers 11h30 - 12h00 - 12h30. La ponctualité étant la politesse des rois, il ne faut pas trop en demander à mes chers supérieurs qui, pourtant, sont bien des rois, mais dans un autre domaine...
A part ça, ça va pas. Pas le moral. Rien ne va. L'ennui, le doute. Les 30 ans qui approchent déjà. Un nouvel hiver à venir... Il faut tenir.
Mes filles sont malades. RDV est pris chez le pédiatre pour demain.
Et si il n'y avait que ça. Mon père attend le résultat d'une biopsie en début de semaine prochaine. Tout cela n'est pas très rassurant. L'année 2003 aura vraiment été pourrie. En Février, j'ai entérré mon dernier grand-père. Je ne veux pas passer une fin d'année 2003 (début d'année 2004) de merde. Je ne veux pas recommencer comme l'an dernier. L'entrée de mes grand-parents en maison de retraite le jour de mon anniversaire de mariage, puis tout s'accélére. Les allers-retours hôpital-maison de retraite. L'issue était connue de tous, mais quand même. Et tout cette souffrance se termine le lundi 3 février 2003. En silence, par une froide après-midi. Et il faut aller à l'église le vendredi 7, puis au cimetière...No comment.
Dans ce genre de situation, les vraies personnalités des gens s'exposent au grand jour. Une famille désunie reste ce qu'elle est.
11:30 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












